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Près de Los Angeles, des citoyens votent l'interdiction des data centers dans leur commune

Jun 10, 2026

Manifestation d'opposants aux data center à Washington,aux États-Unis,le 21 avril 2026 (JIM LO SCALZO / EPA)

La mesure NDC (No data center) a reçu le soutien de 87% des votants de Monterey Park,début juin,soit environ 7 500 électeurs. Un "raz-de-marée" dont s’est félicité José Sanchez,l’un des conseillers municipaux. Selon cette mesure,interdire la construction de ces centres de données,indispensables au développement de l’intelligence artificielle,permet de "protéger la qualité de l’air,les ressources en eau potable et la santé publique",tout en évitant la hausse des factures d’eau et d’électricité.

Leur coût environnemental et leur consommation d’énergie sont les principaux reproches adressés à ces data centers. Cette interdiction restera en vigueur jusqu’à ce que les électeurs en décident autrement,par un nouveau vote. Cette initiative ne sort pas de nulle part,une société australienne travaillait en effet sur un projet de data center de deux hectares dans cette ville de 60 000 habitants.

Des interdictions jusque-là temporaires

D’après un sondage de l’institut Gallup,sept Américains sur dix s’opposent à la construction d’un data center dans leur secteur. La Californie,malgré sa taille et la place de la tech dans son économie,n’est pas l’État qui abrite le plus de data centers,et même une ville comme Seattle,le berceau d’Amazon et Microsoft,au nord-ouest des États-Unis,s’apprête à les bannir,mais seulement temporairement. Jusqu’ici,les conseils municipaux ou les États décidaient de moratoires pour retarder les projets de construction. C’était le cas à Monterey Park,mais des opposants voulaient une interdiction plus durable. Le fait que ce soit un choix des électeurs donne encore plus de poids à une mesure de ce genre. Des lois à l’échelle des États sont également en discussion. À Port-Washington dans le Wisconsin,les électeurs ont obtenu que tout futur projet soit soumis à un référendum.

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Un exemple à suivre ?

José Sanchez,le conseiller municipal de Monterey Park,déclare au quotidien britannique The Guardian qu'il souhaite que l'exemple de sa commune soit une "inspiration pour empêcher les data centers d’empiéter sur leur territoire". Il pense aussi qu’en cas de litige,une mesure votée par des électeurs aura plus de force face à la justice qu’un moratoire voté par un conseil municipal.

La DCC (Data center coalition),un lobby œuvrant pour le développement des centres de données,a critiqué le vote de Monterey Park et le message qu'il envoie. Selon elle,cette interdiction privera les résidents d’emplois et d’investissements potentiels.