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Comment des chercheurs veulent utiliser de l'ADN pour stocker nos datas

Apr 8, 2026
Le data center de Noyal-sur-Vilaine,dans la banlieue de Rennes,le 31 octobre 2025 (Damien MEYER ) C’est une manière totalement nouvelle d’appréhender le stockage de données. Pour l’instant,quan

Le data center de Noyal-sur-Vilaine,dans la banlieue de Rennes,le 31 octobre 2025 (Damien MEYER )

C’est une manière totalement nouvelle d’appréhender le stockage de données. Pour l’instant,quand vous stockez un email dans votre ordinateur,il transforme chaque lettre de votre texte en un code binaire,avec des 0 et des 1. Pourquoi ? Parce que 0 et 1,ce sont les deux positions que connaît l’ordinateur. Ses transistors sont allumés ou éteints,on ou off,en position 0 ou 1. L’ordinateur code chaque lettre dans une longue suite de 0 et de 1 conservée sur votre disque dur. Idem pour vos films ou votre musique. Mais ces informations prennent beaucoup de place. Et d’autre part,votre disque dur a besoin d’électricité et n’a pas une durée de vie illimitée.

D’où les travaux des chercheurs du laboratoire LIMMS à Tokyo pour complètement repenser ce système de stockage,en transformant vos informations,non pas en une suite de 0 et de 1,mais en une suite de lettres chimiques,A,T,C et G. Dans ce système,chaque lettre correspond à l’une des molécules qui composent l’ADN.

Ils ne se servent pas de l’ADN humain mais fabriquent un ADN synthétique,qui copie cet ADN humain. Votre email est codé puis stocké dans une poussière d’ADN. En théorie,on peut stocker toutes les informations d’un grand data center,dans un gramme d’ADN. Vous pouvez garder toutes ces informations,dans des capsules,au sec,dans le noir,pour des milliers d’années,sans électricité. Si vous avez besoin de vous en servir,il faut une machine capable de lire les codes de l’ADN et de les retransformer en un texte ou une image.

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Mais la fin des grands data centers qui consomment énormément d’électricité n’est pas pour demain. Ce codage fonctionne pour le moment en laboratoire,il faut travailler maintenant sur la grande échelle et résoudre plusieurs problèmes. Notamment,comment retrouver l’email ou la photo que vous cherchez sans avoir à décrypter tous les brins d’ADN contenus dans votre capsule. Les chercheurs espèrent qu’ils pourront résoudre ces problèmes dans les années 2030.